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    June 21

    Mardi, je déménage! ou pas...

    Surtout, sourtout, ne pas dépasser une semaine sans poster quelque chose!!
    Pour éviter une baisse d'affluence dramatique pour mon ego, je vous raconte mon déménagement raté...
    Mais je vous rassure, c'est une anecdote loin d'être inintéressante!
     
    Constat de départ : L'hôtel, c'est cher, il faut déménager.
    Ca faisait un petit moment que je cherchais un endroit où aller pour ne pas faire passer mon salaire en logement. D'aucuns connaissent également mon amour pour les collocs, je postais donc sans grande conviction sur les différents forum parlant de Saigon. Et effectivement, c'était assez vain.
    Après quelques rencontres et contacts plutôt infructueux, j'apprends que Laure, qui est maintenant partie depuis trois jours, libère sa chambre. Je saute donc sur l'occasion, tout heureux de pouvoir trouver un endroit moins ruineux.
    Démarre alors une pièce en 5 actes !
    1er acte :
    Laure me fait visiter sa chambre, elle est plutôt nickel, ça me plait pas mal, petit balcon, c'est l'essentiel! Il ne reste plus qu'à attendre patiemment qu'elle s'en aille pour prendre possession des locaux (gniark gniark). 
     
    2e acte :
    Laure partie, je me complait encore un peu dans ma petite vie à l'hôtel. Je me décide tout de même à tenter une première approche, et je vais donc sur place accompagné d'une interprète. Le contact est plutôt bon, c'est pas cher, je revois la chambre et elle me plait toujours. Le problème est que : je ne rencontre pas la propirétaire (qu'on nommera John Doe par respect pour son anonymat) mais seulement un sous-fifre (Blaise Cendrars. Ne me demandez pas pourquoi ce surnom, c'est juste une obligation, l'anonymat!). Je dis donc à Blaise que je reviens le lendemain pour prendre les clés et m'installer.
     
    3e acte:
    Le lendemain, je fais donc un come back mémorable (ah non, ça c'est pour Indochine), enfin, je reviens, quoi, et je tombe nez-à-nez avec John (c'est une femme hein, mais John Doe j'aime bien). John, anglophone, me dit que le prix de la chambre a un peu changé, et que je vais devoir payer 10 dollars de plus que Laure (il faut noter que Balise m'avait dit la veille que j'allais plutôt payer 10 dol de moins...). Plutôt etonné, je discute, mais john ne flanche pas : 10 dol, c'est quand même 200 clopes, sacrebleu!
    Je suis un peu agacé, et je m'en vais en espérant en tirer autre chose.
    En parallèle, j'arrive à négocier à mon hîtel actuel un petit déjeuner à un prix attractif, ce qui me décide : demain, j'y retourne pour prendre les clés, et tant pis pour mes 10 dol.
     
    4e acte:
    Je reviens donc à la charge, de nouveau accompagné de mon interprète, on sait jamais. John n'est pas là, mais Blaise est d'accord pour me donner les clés et que j'emmenage le lendemain. Je repars donc confiant, les clés en poche (quel grand candide je suis!)
     
    Entracte (ok, l'entracte arrive un peu tard, désolé pour les fumeurs) :
    Je fais donc mes valises le soir, et à la vue d'un cafard immonde qui court le marathon sur le carelage de ma chambre, je me dis "l'heure est venu de quitter cet endroit maudit empli de vils créatures rampantes".
     
    5e acte :
    Je me lève à 7h, non sans avoir hésité trois fois, tout de même...
    Je règle quelques formalités, et c'est parti. Les gens dans la rue me voient avec mes grosses valises (détail qui a son importance, ils se fouteront bien de ma gueule quand ils me verront revenir).
    J'arrive après 500m en taxi à ma nouvelle demeure, et je m'apprête à monter dans ma chambre quand.... Blaise débarque pour me dire que non, ma chambre elle est pas au 3ème avec balcon, mais plutôt au RDC sans fenêtre!
    Je fais mine de ne pas comprendre, j'ai tout de même les clés de ma chambre, mais il refuse de ma laisser monter, et appelle John pour qu'on s'explique au telephone.
    Je montre clairement mon indignation ( "I am so pissed off"), elle s'excuse ("I am sorry"), puis m'explique qu"il y a quelqu'un qui est passé avant moi, que même si j'ai les clés de la chambre, je n'ai rien payé, et qu'elle me fera des choses pas cool si j'essaie de m'installer ("ok, you have the keys, go and move in, then you will know who is the boss, I call the police").
    A ce moment là  je me dis que ça craint un peu, et elle me raccroche au nez, tant mieux.
    Blaise essaie de récupérer le coup, et me dit qu'ils ont d'autres chambres, mais je décline gentiment l'offre, et je m'en vais dépité.
    Retour à l'hôtel, non sans être passé devant les gens amusés, je dépose mes affaires et pars au boulot, après avoir signalé les cafards marathoniens de ma chambre, on sait jamais!
     
    Finalement, on est bien à l'hôtel!
    June 11

    Dimanche à Saigon

    Je me suis levé un peu tard aujourd'hui... Il faut dire que la soirée au Lush était assez enorme, j'ai pu discuter avec Sylven le manager américain, et on (Justin, Georges, Romain, Sandrine, Diem, entre moults autres...!) a dansé comme rarement jusqu'à la fermeture...
    Si j'arrive à me faire connaître un peu plus dans cette boîte, je vais ptet me proposer comme DJ (hum, ça reste très hypothétique, tout ça, quand même. C'est marrant comme ici tout paraît faisable...!). C'est un peu la discussion qu'on a eu, avec Sylven : ce qu'on fait, ce qu'on rêverait de faire, et la façon de se dire "I'm so unwilling to make crap, that I don't do anything at all!", comme il le dit si bien. Il m'a aussi dit que j'avais de la chance d'avoir rencontré des gens comme ça à Saigon, et qu'il lui avait fallu 10 mois pour avoir les même connaissances... C'est vrai que ce sont des gens biens, avec des histoires, des projets!
    (Il commence à pleuvoir... Promis, j'évite de rester coincé dessous, cette fois!).
    Il est 15h30, et je reviens de mon repas de midi : Pho et Café sue da. J'ai de la chance d'adorer le pho, le repas national...! Et le Café sue da.... hum.
     
    Huy (un nouveau collègue. Hé oui, ça grossit vite ces boîtes ) m'a raconté un truc marrant cette semaine : les feux tricolores au Vietnam.
    Je vous en ai pas trop parlé, mais c'est vrai que le feu rouge est une vue de l'esprit, ici.
    Les feux tricolores, donc :
    Quand c'est vert, il faut surtout faire attention à ceux qui déboulent de la rue perpendiculaire sans regarder.
    Quand c'est orange, tu accélères (un peu comme en France, ça!)
    Et quand c'est rouge, surtout, surtout, tu freines pas, tu risquerais de te faire emboutir par derrière.
     
    Voilà, j'ai trouvé ça marrant, et il avait une façon de le raconter plutôt chamarée.
     
    Je vous ajoute aussi quelques photos, de mon équipe entre autre, et une de Georges et Anna, un peu floue, mais je les aime bien, donc... vous m'en excuserez!
     
    Laura Veirs - "Carbon Glacier" m'aura bercé pendant l'écriture de ce post.
     
    June 10

    Premières photos, et nouvelles découvertes...!

    Alors voilà, on est samedi, il fait beau dehors, et je suis dans ma chambre, clim à fond...
    Mais pourquoi me direz-vous?? Hé bien pour vos beaux yeux, ça y est, c'est fait, alea jacta est, fluctuat nec mergitur (c'est le cas de le dire), les voilà, les premières photos!
     
    A première vue, je me dis d'ailleurs que l'ai largement galvaudé le titre "fin de semaine, tout baigne"... La mousson, tout ça...
    Ca vaut bien une petite histoire!!
     
    Samedi dernier donc, me rendant tranquillement à l'atelier Wonderful pour la nouvelle expo (la plus jolie des trois so far, j'ai pas de photos, mais c'était vraiment très sympa!!), je me fais doucement surprendre par quelques gouttes impromptues qui commencent à noircir le pavé de Pham Ngu Lao...
    Je m'abrite donc sous un arbre, et commence mon attente, le portable à la main, pour faire vivre en live cette petite averse à Anna et Nico, bien au chaud à l'atelier.
    Au bout de 10 min, premier texto d'Anna, I quote "Ca va pas durer"...
    J'éspère bien, car mon maigre abri commence à se perméabiliser, alors que je découvre quelques seringues jonchant le sol...
    La pluie redouble, ce n'est plus possible, je prends mon courage à deux mains, je saute dans la marre naissante et je traverse la rue...... pour rejoindre un abri plus avenant, malgré un black fumeur de Marie-jeanne qui me lorgne, moi et mon appareil, de manière plutôt circonspecte. Il est plutôt sympa, mais il parle pas trop anglais. En tout cas, ça a l'air de la faire marrer de me voir complètement ébloui par ces trombes d'eau.
    Ca fait maintenant 1/2h que je suis sous l'eau, 2ème texto d'Anna "Achète-nous des clopes, on veut pas sortir". Soit. Dès que les crocodiles surgit de la rivière qui s'est peu à peu formée à la place de la rue arrêtent de me regarder avec appétit, je cours acheter des clopes.
    Bon, ok, pas de crocos, mais une rivière, ça, oui!
    Les piétons s'abritent, les motos passent et éclaboussent les piétons, les bus foncent et noient les motos...
    Je continue à mitrailler, entre autre les pauvres gens qui arrivent tant bien que mal à redémarrer leur moteur presque coulé, ou encore la chute d'eau à ma gauche.
    J'observe ça, emporté par Interpol (groupe de rock de NY, un peu à la Joy Division, pour ceux qui connaissent...).
     
    Voilà, c'est déjà fini, 1h de pluie, et je peu sortir de mon abri. Je devrai faire demi-tour à ma première tentative car le chemin de l'atelier est bloqué par un gué... Et 3h suffiront à la rue pour oublier cette averse.
     
    June 03

    3 soirs, 3 ambiances... (Part II)

    Xin Chao....!
     
    On est samedi matin, quoi d'autre à faire avant d'aller faire un tour à l'atelier Wonderful, sinon d'updater mon blog  !
    Chose promise, chose due, donc, voici la seconde partie de mon fou week-end dernier.
     
    Dimanche soir :
     
    Vous, assidus lecteurs, savez fort bien qu'Officience a participé à un Forum pour l'emploi francophone au Rex Hotel, il y a de ça 2 semaines.
    Nous avions donc dû faire des pieds et des mains pour être au top (cf mon ppt quiz), et nous méritions bien une petite soirée de remerciements de la part de Duc et Phong, non mais!
    Cette soirée commence donc tôt, vers 18h30, au Jardin, un restaurant français juste à côté de l'Idecaf. Les serveurs parlent français, et je ne suis pas trop dépaysé par le menu, qui affiche sobrement entrecôte échalotte et autres marmite du pêcheur. Va pour l'entrecôte, ça fait longtemps!!
    Le début de soirée est assez calme, tout le monde déguste son plat, et on plaisante bien autour d'un verre de blanc, puis d'un autre, puis du rosé... (assez bons d'ailleurs). Due n'est pas là, c'est dommage, elle a certainement jamais mangé français...!
    L'ambiance est bonne, mais on se toise sérieusement à l'approche de la féroce compétition qui va nous opposer sous peu (gniark gniark), une partie de bowling impitoyable!
    Le temps de déguster un crumble aux pommes et sa boule de vanille, et on se met en route pour le Diamond Plaza (le building le plus cher au square meter de Saigon).
    Et fait assez marrant, ce Diamond Plaza abrite une immense salle avec billards, bowling, jeux vidéos, etc... où la jeunesse saigonnaise a apparement l'habitude de venir s'éclater. Mais on n'est évidemment pas là pour plaisanter, place à la compétition  !
    Ca faisait longtemps que je n'avais pas joué au bowling (peut- être 8-9 ans, voire plus!), mais je m'en suis pas trop mal sorti...! On était 7, et j'ai pu décrocher aux forceps une deuxième place honorable (108, pour les connaisseurs). D'aucuns dirons d'ailleurs que je méritais la victoire, si ces maudites chaussures m'avaient moinse serré, et si ce 1 dramatique de la 7ème boule n'avait pas anéanti mes chances...  
    En tout cas, la soirée fut très sympa, montrant encore une fois l'ambiance amicale qui règne à Officience!!
    Merci Duc!
     
    Je vous ai promis 3 soirs, je ne m'arrête pas là!
    En me lisant, vous vous dites sûrement : "bon ok, les vietnamiennes sont jolies, mais qu'est-ce qu'il attend, alors?!"
    ce qui nous amène à :
     
    Lundi soir :
     
    On en avait un peu parlé avec Georges, il fallait qu'il me sorte!
    Je traine un peu sur le net dans le Hall de l'hotel, vers 22h, quand  il arrive en moto. "Tu vas où?" Il va au Lush. Après quelques petits états d'âme du genre "oh, c'est lundi, je bosse demain" ou "ok, je reste pas plus d'1h", je me décide, j'y go.
    C'est Diem (prononcer Yim) qui fête des départs, je la connais pas trop, mais bon... Le temps de passer prendre Romain, on arrive au Lush, il est 23h.
    La soirée débute calmement avec un petit verre de blanc. Je connais quasi personne, mais ça va, les gens sont avenants, et je me détends vite, gin tonic aidant. Un verre, puis 2, puis...
    Le Lush, c'est une boîte très occidentale, finalement. Des serveuses jolies, des filles jolies, de la musique fort... J'ai passé une soirée sympa. En occident.
     
    Fin de l'épisode.
    3 soirs assez différents, finalement!
    May 31

    3 soirs, 3 ambiances... (Part I)

    Hello tous!
     
    J'essaie de vous donner des nouvelles chaque semaine, en collectant les anecdotes les plus croustillantes...!
    Les plus assidus ont certainement remarqué que mon blog s'etait enrichi d'une petite musique d'ambiance qui je l'éspère, vous plait!! Je la changerai de temps en temps, promis! (enfin si ça fait comme les photos, c'est pas gagné, devez-vous vous dire...)
     
    Je vais donc étancher votre soif d'aventure avec 3 petites soirées bien sympathiques que j'ai passée dernièrement.
     
    Vendredi soir... :
    C'était planifié depuis un petit moment, il fallait sortir en team (comprendre l'équipe au boulot). Fin du boulot 6h, c'est donc parti pour une soirée ma foi fort chamarée.
    Tout commence quelques instants plus tôt lorsqu'ils me demandent tous avec un sourire sadique si j'ai déjà mangé de la chèvre... Duc, présent dans la salle au même moment, rigole un bon coup et me dit "ouah c'est cool vazy tu vas aimer!". J'enfourche donc la moto de Tuan, Due, Duyen, Trinh nous suivent, et on file dans la nuit (hé oui, il fait nuit tôt ici) et à travers les nombreux vietnamiens qui ont tous la même idée à ces heures (à savoir rentrer chez eux) vers le restaurant de De (prononcer Yé = chèvre) le plus proche.
    J'aime autant vous dire qu'on est loin des petits restos à touristes de Pham Ngu Lao (quartier routard, pour ceux qui suivent pas), et l'ambiance y est plutôt......... bruyante et très....... au ras du sol (imaginez-vous manger sur des tables et des chaises de gosses en plastique...! Enfin surtout les chaises en fait, parce que les tables sont en métal, vous allez vite comprendre).
    On s'assoit donc (comprendre : on s'accroupit en serrant les fesses) à notre table en fer blanc, et on commence avec une petite tournée de "ken" (sauf moi l'original, qui fait mon malin et prends de la taiga bire (tiger beer)). La commande pour la nourriture arrive assez rapidement, et on nous amène un veritable barbecue que le BBQ-man pose..... pouf! sur la table! ben tiens, cool ça, on commençait à avoir froid.
    Le premier plat, c'est donc un barbecue à la chèvre, featuring les seins, parce que, je l'apprendrai au cours du repas, si tu manges des seins de chèvre, c'est bon pour les tiens (depuis j'ai les tétons qui pointent, d'ailleurs). C'est très bon, peut-être même le meilleur des trois plats, d'ailleurs!
    On nous amène ensuite de la chèvre sautée au curry, un plat sauté vietnamien classique, mais avec de la chèvre, quoi... Je mange de bon coeur, on ne sait jamais ce qui peut arriver ensuite.
    Et là, oh surprise, après m'être ravitaillé en taiga bire, qu'est-ce qui débarque sur la table : de la soupe de chèvre. Jusqu'ici, rien d'anormal me direz-vous, mais c'est sans compter sur les à-côtés, qui ne tardent pas à finir dans la soupe : de la cervelle, des rognons, et de la moelle. cru. gluant. hmmmm.
    Mais en fait c'est très bon. Si si si si, je vous jure. Fondant, et très bon.
    On finit le repas sur un mot hai ba yo! (1 2 3 yo! au moins le dixième, hé oui, les vietnamiens trinquent à chaque fois que UN SEUL boit), et on se met en route pour la suite de la soirée, un plan on ne peut plus classique : le karaoké.
    On met quand même 20 min à en trouver un qui n'est pas plein (hé oui, vendredi soir...), et on atterit dans un établissement finalement un poil moins classieux que les autres.
    Et finalement, mais qu'est-ce que c'est le karaoké ici??? Hé bien, les établissement sont des hôtels de passe géants, avec des petites pièces pour caser tous les groupes de gens qui arrivent pour chanter et boire. Du coup, on est là, nous 5, dans une pièce. Là je me dis : "hum, il va falloir chanter" (perspicacité post taiga bire). Tuan ne perds pas de temps, il a déjà fini sa première chanson, mais que vois-je! Il a obtenu un score minable de 84. Pffff, trop mauvais, lui ! Hé oui, c'est le drame, il y a des scores. (a machine "analyse" ton rythme et ton "tone").Couplé à la reverb au MAXIMUM et au volume plutôt puissant, l'ambiance est...... so weird! Sérieusement, remémorez-vous cette scène où Bill Murray chante "more than this",  et vous aurez la meilleure idée de ce que ça peut être. Planant (bon ok, il reste de la taiga bire). Un peu irréel.
    On se sépare, et Trinh me dépose devant le Carmen. Je retrouve Anna (Nico, Georges, Laure et Min partent rapidement), et on finit la soirée sympathiquement, en écoutant un petit groupe, un verre de Cointreau à la main.
    May 21

    fin de semaine, tout baigne

    Xin Chao!
     
    Bon, j'ai un peu de temps en cette fin d'après-midi, je vais en profiter pour vous raconter cette fin de semaine.
    Ca fait maintenant 1 semaine que je suis ici, et je dois dire que je m'acclimate plutôt bien (thx to Anna, qui me promène pas mal dans la ville). Mis à part le dodo, qui se passe difficilement (ce matin, dimanche, levé 8h30. Ceux qui me connaissent bien comprendront la métamorphose!), tout va bien!
    Pas de blues, beaucoup de se om.
     
    Samedi, on devait donc présenter la boîte (officience, www.officience.com, pour ceux que ça intéresse!) à un forum emploi francophone. Je le savais depuis 3-4 jours, puisque Thu et Tuan (Une miss et un mec du bureau), entre autres, étaient bien au taquet pour préparer tout ça, MAIS Duc (mon boss), m'annonce fièrement vendredi 10h : "tiens Sylvain, j'ai une idée géniale, tu vas faire un quiz en powerpoint pour le forum" (ie le lendemain). il faut dire que Thu avait déjà bien préparé les questions, il ne me restait "plus" qu'à faire le ppt et un petit peu de VBA (Visual Basic, pour les néophites). Chose aisée me direz-vous. Point n'en fut.
    Ayant déjà entamé mon capital temps d'une bonne heure pour m'updater sur VBA, je me lance donc dans l'écriture méticuleuse du code magique qui fera défiler les questions, enregistrera les points et Cie.
    Je ne me doutais cependant pas que lier mon fichier ppt avec excel pour enregistrer les résultats serait une tâche si ardue pour moi... (il est déjà 18h)
    Après de nombreuses tentatives infructueuses, suivi d'adaptations artistiques, d'un repas et de facéties en tout genre (il est 23h) j'appelle Duc au secours, et il me débloque nonchalamment (quel talent...!). Le temps de paufiner le tout, je rentre chez moi à....... 00h30 !
    Le drame, c'est que j'ai acheté la saison 2 de desperate.... Je m'endors donc à 2h, pour un lever à 7h30....(qui aura finalement lieu à 6h30, je vous l'ai dit, que je dormais pas!).
    La journée se passe plutôt bien, succès éclatant pour notre boîte, il faut dire qu'on avait le plus beau stand (et de loin!), et le meilleur quiz (et le seul).
    Je rentre épuisé à 18h, m'affale sur mon lit, pour n'être réveillé qu'à 20h par Anna qui me propose un truc("euh, j'suis vraiment naze, là..."), et à 3h par la lumière que j'ai pas éteinte (endormi tout habillé).
     
    Dimanche! Réveil 7h30, petit matage de Desperate, et pouf, petit déj (je suis encore à l'hotel, donc petit dej sympa sur la terrasse!). Je croise Anna, et on se bouge pour que j'aille acheter un portable (élément capital de la vie sociale saigonaise! Oui oui, encore plus qu'en France).
    Cette formalité remplie, on retrouve Nicolas, un expat qui bosse à un éspèce de centre culturel français, l'Idecaf, direction massages! Anna m'avait déjà expliqué ses massages, en précisant bien que c'était plus cher pour les hommes (60000 dongs, pour 40000 pour les nanas) parce qu'ils avaient semble-t-il droit à une petite gâterie. Je fus interloqué sur le coup .
    L'institut de massage est sur Hai Ba Trung, L'Avenue de Saigon (je vais bientôt habiter sur cette rue, mais un peu excentré).
    Il faut dire avant tout que j'avais jamais fait de massages. Hé bien, c'est chose faite, et c'est plutôt génial (les masseuses se sont bien foutues de nos gueules de blancs becs!). Vraiment relaxant.
    Je rassure tout de suite les âmes sensibles, PAS de gâterie pour les hommes, c'est juste plus cher parce qu'on est plus grand!
    Il est 13h, l'heure de manger un Ban Xeo (prononcer ban seo). C'est une éspèce de crêpes avec du soja, de la viande, servie avec de la salade. Un peu grasse, mais plutôt bonne.
    Le reste de l'après-midi m'amènera à behn than pour quelques achats, à l'atelier Wonderful pour voir l'expo, et devant mon pc pour vous donner des news!
     
    Et ce soir, ciné! Sont conviés : Jacques Audiard, Romain Duris et leurs 8 césars.
     
    Sur ce, A tantôt!!

    Fourre tout!

    Alors comme j'ai envie de parler de plein de trucs différents, c'est parti pour un fourre-tout (nul doute que cette rubrique risque de vite devenir récurrente ...).
     
    Je vous ai fait une petite preview sur les moyens de transport (ie  taxi, pour ceux qui suivent pas), mais bon, pour être honnête, j'ai arrêté le taxi le deuxième jour, pour me mettre à la motorbike sir, ce que je vais appeler le..... "paradoxe du se om" (tada!) (se om = moto-taxi, en gros):
    Dimanche dernier, je me promenais dans le quartier backpackers de Saigon, et je fus particulièrement surpris du nombre considérable de mecs à moto m'apostrophant impunément :"motorbike sir?", "where you go?", et autres joyeusetés. Sur le coup, ça me parut de l'agression morale à répétition, et je failli crier au scandale!
    Mais quand j'ai dû aller au boulot le lundi matin, et suivant les conseils d'Anna, j'ai vite compris que ces se om allaient me simplifier la vie saigonaise. Conclusion : je suis conquis. C'est vraiment plaisant, pratique et si peu cher...! (about 10 000 dongs). J'ai même été outré de ne pas trouver de se om tout de suite en sortant du boulot mercredi, et de devoir marcher au moins 50m pour ENFIN me faire héler! (le fameux paradoxe).
     
    Le deuxième petit plaisir de la vie saigonaise (tiens, en parlant de petit plaisir, je vous conseil au passage le petit bouquin de Philippe Delerm "la première gorgée de bière", ça se lit vite et bien), c'est la bouffe. Deux-trois spécialités bien apréciables :
    Le phô (prononcer "feu", ya un accent sur le o): C'est une sorte de soupe avec des pâtes, des herbes et de la viande, c'est juste délicieux. (about 20 000 dongs).
    Les sinh to : (prononcer "sin to", pas d'accent ) : Le meilleur remède à une grosse chaleur, coincé dans les allées de benh than (LE marché de contrefaçons du coin), c'est le sinh to. D'ananas, d'avocat ou de mangue, ils ont une façon unique de préparer des jus de fruits glacés absolument délicieux (Je viens en revanche de découvrir une alternative toute aussi goûtue : les cappuccinos glacés )
     
    Je tenais enfin à confirmer une rumeur (j'aurais quand même tenu 2 posts avant d'en parler...!) : La plupart des vietnamiennes sont plutôt mignonnes! Voilà, c'est dit.
     
     
    May 17

    First time ever in Asia

    Pour ne  pas m'arreter en si bon chemin, j'enchaine tout de suite avec le premier recit impayable de mon expedition !
    Pour etre honnete, j'ai fait une liste de chose a raconter, ca fait 3 jours que je suis la, et j'ai deja du changer de feuille.
    Je vais commencer par le commencememt (ca se tient), et raconter ma siree d'arrivee!
     
    Apres 14h d'avion, sympathiquement accompagne par un francais qui tenait absolument a ce que je sache qu'il avait visite tous les pays d'Asie, je debarque
    Il est 18h30, il fait nuit. Temperature au sol 28 degres Celsius. Autant dire que je maudissais deja la veste salvatrice qui m'avait tenu chaud dans l'avion climatise (quelle idee, il suffit d'ouvrir les fenetres!).
    Je retrouve mon tuteur, Duc, et on saute dans un taxi direction chez lui (qui s'avere etre aussi le QG de la boite, c'est toujours bon a savoir!). Juste le temps de dire bonjour a Alexandra, sa femme absolument adorable, et on remonte dans un taxi, pour aller a l'hotel, cette fois (vous allez vite comprendre que le taxi est capital ici).
     
    En fait, Duc m'explique que la chambre que je dois occuper n'est pas encore libre, et que je vais etre dans le meme hotel qu'une expat pendant quelques jours (expat, nf/nm : Etranger de Saigon restant plus de 1 mois, 17 jours et 12h58 (norme officiellement reconnue par les autorites locales)).
    L'hotel est sympa, pas trop cher (10 dol la nuit : attention, le dol n'est PAS la monnaie locale), bien tenu (et une terrasse de ouf pour le petit dej ).
     
    Une fois pose, on se depeche un peu pour pas rater la fin de la soiree a l'atelier wonderful, monte par Bertrand et Sandrine, deux expats de Bordeaux (je ferai ptet un chapitre a part pour cet atelier...). Et la, c'est le drame, Bertrand me propose un verre de vin peruvien pour feter mon arrive, vin evidemment des plus douteux... (il est important de savoir qu'a ce moment de la soiree, j'ai deja pris 3 fois le taxi, porte mes valises, 14h d'avion, je suis comme ca : ..., il est 21h30.)
    Duc m'annonce qu'on a rdv a 21h pour visiter ma chambre (la vraie, cette fois), on se met donc en route (4e taxi).
    Sur place, on reveille le mec qui est dans la chambre (les gens se couchent tres tot ici...), on jette un oeil, et on decolle (bah oui, on n'a pas que ca a faire, faut manger maintenant).
    Le probleme, ca va etre de trouver un resto... Comme les gens se couchent tot, les restos ferment tot... he oui, logique...! On finit donc au Juice, un bar sympa qui ne nous servira finalement que ce qui lui restait
    A ce moment de la soiree, autant dire que je suis juste lessive...
    Il est l'heure de rentrer tout seul en taxi ( quote :"t'as la carte de l'hotel? C'est bon, t'es rentre!" unquote).
    Une douche et au lit pour une nuit...............pendant laquelle je dormirai presque 2h

    Saigon, c'est bon!

    Ca y est, c'est parti pour 6 mois a Saigon!!
    Je suis en stage dans cette ville entrainante et survoltee, et j'espere bien vous en faire partager un brin de folie!
    Comme on dit, c'est parti !!